Pluie ?

Impromptu sonore participatif, dès la petite enfance, création 2025

Production : 16 rue de plaisance

Coproduction : Réseau Courte Echelle, aide à la création petite enfance en Ile-de-France et Théâtre Lillico à Rennes

Soutien : Ville de Rennes et Région Bretagne


"Pour une fois, nous dirons qu’il fait beau quand il pleut. Nous écouterons la musique de ces percussions aléatoires tantôt berçantes, tantôt dansantes, toujours surprenantes. Puis nous prendrons le temps de redécouvrir les odeurs soulevées par la pluie. Les forces atmosphériques et telluriques reliées comme jamais. Pour enfin retrouver un rapport poétique à cet élément trop souvent décrié et pourtant vital : l’eau de pluie." Benoît Sicat


Prochaines dates : 12 septembre à La Basse Cour Rennes, 20 septembre au Musée des Beaux Arts de Rouen, 27 septembre à Très Tôt Théâtre, Quimlper, 17 au 19 octobre au Tout Petit Festival (44).




 

ILNAPASDENOM

 

 
ILNAPASDENOM s'appellera toujours ainsi car c'est son nom. Ce spectacle nous raconte la fabrication en direct d'un objet mystérieux dans un atelier de menuiserie. d'autant plus étrange qu'aux côtés du menuisier, un musicien s'active à sonoriser tous ses gestes de fabrication, ses outils et matériaux. On ne voit pas ce qu'il fabrique mais on entend beaucoup de choses. L'un et l'autre apprennent à s'écouter et à faire ensemble, à s'entendre. De la musique concrète ou bruitiste à une mélodie rock, le spectateur est invité à découvrir comment une musique se construit avec parfois des objets très atypiques.
 
Auteur : Benoît Sicat / Mise en scène : Raoul Pourcelle / Jeu : Stéphane Rouxel et Benoît Sicat
Production : Association 16 rue de Plaisance

Coproduction : Théâtre Lillico, Scène Conventionnée d'intérêt national en préfiguration Art, Enfance, Jeunesse, Rennes /  La Passerelle, Centre social – Relais culturel, Rixheim

Avec le soutien de la DRAC (Aide à la création)

Partenaires : Maison de Quartier La Bellangerais, Rennes, MJC de Pacé, Centre Culturel Houdremont, La Courneuve

L’association 16 rue de Plaisance est soutenue par La Région Bretagne, la Ville de Rennes et la DRAC Bretagne (dans le cadre du plan de relance)


Les premières ont eu lieu au festival Marmaille, à Saint-Aubin-du-Cormier les 21 et 22 octobre 2022 et La Maison de Quartier La Bellangerais à Rennes du 25 au 27 octobre 2022. 
Autres dates : Centre Culturel Houdremont à La Courneuve les 16 et 17 novembre 2022, à La Passerelle à Rixheim pour le festival MOMIX du 28 au 30 janvier 2023, à Nanterre du 7 au 11 février 2023, à la MJC de Pacé le 5 mai 2023.


Racine Carrée

 

Racine Carrée est une forme performative qui se joue en intérieur ou en extérieur, en crèche, dans un hall, sur une place publique, une plage… Le principe est constructif, participatif et sans autre scénario que “faire ensemble”. La structure possède des règles de construction implicites accessible dès la petite enfance : des baguettes de coudriers viennent s’emboîter dans des connexions en tuyau d’arrosage pour former des volumes multiples et dans des combinaisons infinies. De la structure architecturale en géodésie qui peut se maintenir debout à la forme asymétrique la plus improbable, tout est possible. Le jeu est infini puisque construction et reconstruction s’enchaînent au rythme des participants. Le paysage créé en collectif ne cesse d’évoluer en offrant des images instantanées inédites.

Cette performance a été soutenue par le Théâtre Lillico à Rennes, pendant FIGURE semaine de la petite enfance avec les premières expérimentations en crèches en mars 2021. Racine Carrée sera repris ensuite en mars 2022 en version définitive au plateau et en extérieur.

Racine Carrée est une forme performative qui se joue en intérieur ou en extérieur, en crèche, dans un hall, sur une place publique, une plage… Le principe est constructif, participatif et sans autre scénario que “faire ensemble”. La structure possède des règles de construction implicites accessible dès la petite enfance : des baguettes de coudriers viennent s’emboîter dans des connexions en tuyau d’arrosage pour former des volumes multiples et dans des combinaisons infinies. De la structure architecturale en géodésie qui peut se maintenir debout à la forme asymétrique la plus improbable, tout est possible. Le jeu est infini puisque construction et reconstruction s’enchaînent au rythme des participants. Le paysage créé en collectif ne cesse d’évoluer en offrant des images instantanées inédites.

Cette performance a été soutenue par le Théâtre Lillico à Rennes, pendant FIGURE semaine de la petite enfance avec les premières expérimentations en crèches en mars 2021. Racine Carrée sera repris ensuite en mars 2022 en version définitive au plateau et en extérieur.RRRRRR

 

Racine Carrée est une pièce performative qui se joue en intérieur ou en extérieur, en crèche, dans un hall, sur une place publique, une plage… Le principe est constructif, participatif et sans autre scénario que “faire ensemble”. La structure possède des règles de construction implicites accessible dès la petite enfance : des baguettes de coudriers viennent s’emboîter dans des connexions en tuyau d’arrosage pour former des volumes multiples et dans des combinaisons infinies. De la structure architecturale en géodésie qui peut se maintenir debout à la forme asymétrique la plus improbable, tout est possible. Le jeu est infini puisque constructions et reconstructions s’enchaînent au rythme des participants. Le paysage créé en collectif ne cesse d’évoluer en offrant des images instantanées inédites.

Racine Carrée est une forme performative qui se joue en intérieur ou en extérieur, en crèche, dans un hall, sur une place publique, une plage… Le principe est constructif, participatif et sans autre scénario que “faire ensemble”. La structure possède des règles de construction implicites accessible dès la petite enfance : des baguettes de coudriers viennent s’emboîter dans des connexions en tuyau d’arrosage pour former des volumes multiples et dans des combinaisons infinies. De la structure architecturale en géodésie qui peut se maintenir debout à la forme asymétrique la plus improbable, tout est possible. Le jeu est infini puisque construction et reconstruction s’enchaînent au rythme des participants. Le paysage créé en collectif ne cesse d’évoluer en offrant des images instantanées inédites.

Cette performance a été soutenue par le Théâtre Lillico à Rennes, pendant FIGURE semaine de la petite enfance avec les premières expérimentations en crèches en mars 2021. Racine Carrée sera repris ensuite en mars 2022 en version définitive au plateau et en extérieur.

Racine Carrée est une forme performative qui se joue en intérieur ou en extérieur, en crèche, dans un hall, sur une place publique, une plage… Le principe est constructif, participatif et sans autre scénario que “faire ensemble”. La structure possède des règles de construction implicites accessible dès la petite enfance : des baguettes de coudriers viennent s’emboîter dans des connexions en tuyau d’arrosage pour former des volumes multiples et dans des combinaisons infinies. De la structure architecturale en géodésie qui peut se maintenir debout à la forme asymétrique la plus improbable, tout est possible. Le jeu est infini puisque construction et reconstruction s’enchaînent au rythme des participants. Le paysage créé en collectif ne cesse d’évoluer en offrant des images instantanées inédites.

Cette performance a été soutenue par le Théâtre Lillico à Rennes, pendant FIGURE semaine de la petite enfance avec les premières expérimentations en crèches en mars 2021. Racine Carrée sera repris ensuite en mars 2022 en version définitive au plateau et en extérieur.

Cette performance a été soutenue par le Théâtre Lillico à Rennes, pendant FIGURE semaine de la petite enfance avec les premières expérimentations en crèches en mars 2021. Racine Carrée sera repris ensuite en mars 2022 en version définitive au plateau et en extérieur.

 

Prochaines dates : Maison de la Musique de Nanterre pour la Kids Party du 14 février 2026


L'Echo d'Eole

 

 

L'Echo d'Eole est un concert-paysage dédié au vent. Sa puissance et sa direction sont fluctuantes, il n'est pas domptable et pourtant il s’entend. Il produit des harmoniques surprenantes et mélodieuses grâce à des sculptures instrumentales conçues sur mesure. Ce duo de Benoît Sicat avec le vent laisse la part belle à l’improvisation et au hasard. Invité à un moment d’écoute unique, les spectateurs se laisseront bercer par le son des harpes et leurs harmoniques aigus, les orgues aux souffles fantomatiques, les percussions aléatoires des carillons ou des moulins girouettes… L’ensemble s’installe dans tous types de lieux extérieurs accessibles au public et se découvre en déambulation libre. L’auteur interprète un personnage libre, aérien, rêveur, joueur de vents et de murmures poétiques.

 

 

Conception et jeu : Benoît Sicat

Crédits photos : Elodie Guignard

Production : association 16 rue de Plaisance - Rennes

Soutiens : Ville de Lorient et Région Bretagne

 

L’echo d’Eole a été présenté à Lorient au Parc Bois du château en avant-première le 30 septembre 2020 et en version prototype au festival 1,9,3 Soleil au Parc Jean Moulin – les guilands à Bagnolet les 3 et 4 octobre 2020. Au Festival STARKE STUECKE Francfort les 2, 3, 5 et 6 juillet 2021 et Friedberg le 4 juillet 2021. TRANSATENVILLE à Rennes, carte blanche à Jazz à l'Ouest au Parc de Bréquigny été 2021. Festival Marmaille, le 23 octobre 2021 à la MJC de Pacé. Les jardins de Siloé à Val d'Anast le 20 mai 2023 pour "L'école du vivant", Rennes le 4 juin 2023 pour "Surprise Party". Prochaine date le samedi 14 septembre 2024 de 14h à 18h30 au Parc de Maurepas à Rennes, fête du jeu et de la parentalité (interprété exceptionnellement par Nicolas Camus).


Le jardin du possible


Le jardin du possible est mon espace primitif. Ce spectacle est né instinctivement. Il était déjà là en moi. J’y ai mis ce que je sais de la création et ce que je devine de l’enfance. Du jeu comme principe d’exploration du monde et de construction de soi. Des matériaux primitifs et toujours contemporains. Des bois, des cailloux, des feuilles, des terres cuites. Des objets qui nous survivront. Le personnage du jardinier est ma solitude. De cette solitude essentielle à mon travail de création, et de cette solitude nécessaire pour s’offrir au paysage. Pour que le paysage s’offre à son tour. Cependant, cette solitude est un miroir en face du spectateur. Multiple et seul, lui aussi. Il n’y a ni dramaturgie, ni pédagogie, ni morale, ni jugement, ni hiérarchie. Ici, enfants et adultes sont sur un même plateau, un territoire commun. Nous construisons la cité ensemble. Pas de bande son, pas de parole. Le possible n’existe que parce qu’il n’y a pas de guide. La seule règle qui s’impose à nous tous c’est « Faire le plus possible avec, le moins possible contre », pour reprendre les mots de Gilles Clément. C’est un paysage dédié au temps, à l’écoute de soi et à celle du voisin. C’est un jardin.

Créé en 2002, ce spectacle interactif pour grands et petits (à partir de 18 mois) a été joué plus de 1000 fois en France sur de nombreux festivals (Marmaille, Ideklic, Les rêveurs éveillés, Méliscènes, Premières Rencontres d’ACTA, Puys de Mômes, MOMIX, Micro Mondes…), Scènes Conventionnées, Scène Nationales et CDN (Le Cratère à Alès, L’Arche de Béthoncourt, Le Channel à Calais, La Filature à Mulhouse, le TJP à Strasbourg, le TNG à Lyon…) et dans une dizaine de lieux et festivals européens (Mantoue, Madrid, Lisbonne, Berlin, Vienne, Pays Bas, Pays de Galles, Estonie, Belgique, Bucarest, Monténégro, et plus loin au festival Primeiro Olhar à Brasilia...)

Prochaines séances : 2 4 et 6 février 2025 à Auray et La Trinité-sur-mer, avec le Centre Culturel Athena.

PERMIS DE CONSTRUIRE




Invité par la Galerie le Faouëdic de la Ville de Lorient, Benoît Sicat a créé une exposition participative et tout public autour des cabanes et autres micro-architectures. Chaque pièce est un volume transformable, à monter à partir d'un kit, à dessiner, à produire des sons, destinée au repos, etc. Elles possèdent un nom mythologique et sont également présentées en dessin (entre esquisse et croquis sur le motif), peinture (entre portrait et abstraction géométrique). Enfin, une boucle vidéo suggère des possibilités de manipulation inspirée du spectacle CAMPING INTERDIT où spectateurs et acteurs ne font plus qu'un pour improviser ensemble dans l'instant présent.


L'exposition a eu  lieu du 29 mai au 21 juillet 2019 à la Maison de l'Agglomération de Lorient, Quai du Péristyle. En itinérance au Parc de Sibiu à Rennes le 20 juillet 2021, puis à la MJC de Pacé (35) pour le festival Marmaille du 19 au 28 octobre 2021 et au festival 193 Soleil, Maison du Parc du Sausset à Aulnay-sous-Bois, du 24 mai au 5 juin 2022.


teaser video de la pièce intitulée Polymnie :

PermisdeConstruire1 from Video16 on Vimeo.



Camping interdit





Ce projet a été présenté en version "prototype"lors du festival 1,9,3, Soleil! les 13 et 14 mai 2017 au Parc Jean Moulin-Les Guilands à Bagnolet/Montreuil), puis sur "Plumes & Goudron" à Hédé-Bazouges (35) le 19 mai 2018 où nous avons pu expérimenter le camping in situ et en public. L'idée est simple : imaginer un camping dans lequel enfants et adultes peuvent découvrir des tentes uniques et incroyables, jouer avec, les déplacer, découvrir des sensations physiques, des postures, retrouver des souvenirs... Dans ce camping, des comédiens (Alice Millet, Nicolas Camus et moi-même) explorent les multiples possibilités de jeux qu'offrent ces tentes gigognes, origami en aluminium, tente balançoire, tentes musicales, bancales, tantôt légères, tantôt trop lourdes, tente lumineuse à réorienter en fonction du soleil, tente à pluie…
Inutile de chercher où et comment se raconte l'histoire, ici tout se vit dans l'instant et en vision périphérique : pas de récits préconçus, ni vision monofocale ou frontale.
Comme bon nombre de mes projets scéniques, celui-ci fait la part belle à l'improvisation, à la surprise, au goût du hasard et des rencontres à travers le jeu entre enfants et adultes.

Dernières représentations à Almere (Pays Bas) pour le FESTIVAL 2 TURVENHOOG, du 18 au 20 avril, puis à Lunéville pour le FESTIVAL FACTO les 27 et 28 avril,
en tournée en Ille-et-Vilaine avec le Théâtre de Poche en mai : Montreuil sur Ille le 8, Vignoc le 11, Cardroc le 12, Saint-Aubin d'Aubigné le 15, Saint Domineuc le 18, Combourg le 19 ; puis à Blagnac pour le FESTIVAL LULUBERLU les 25 et 26 mai 2019.

Teaser vidéo du camping :










Icilà



Photo : Carole Papin

Tout public, dès 6 mois, créé en mai 2016 au Théâtre de La Montagne Magique à Bruxelles, avec les regards extérieurs de Laurent Dupont et Isabelle Duthoit.
Projet soutenu par la compagnie ACTA, La Montagne Magique, l'association File en Trope à Mirepoix, La ville de Rennes et La Région Bretagne.
 
Prochaine date : le 9 décembre à La ferme du Buisson, scène nationale pour le festival Tout Ouïe.

Avec Icilà, je viens les mains vides, sans décors, ni accessoires. J'accueille le public dans l'espace de jeu en disant que je ne sais pas comment ça va commencer, ni comment ça va se terminer ni ce qui peut arriver entre deux, puisque j'improvise totalement, et j'improvise non pas devant eux mais avec eux. Chaque séance est donc inédite et raconte la fragilité de la rencontre entre inconnus tout comme la force de l'improvisation et du jeu, force dont les très jeunes enfants disposent en permanence. Avec Icilà j'ouvre les frontières entre espaces, âges et culture, je suis en ce lieu à cet instant et en même temps vers un ailleurs, un lointain qui peut être un espace commun que nous écrivons ensemble.

Comment ça commence

Spectacle de matières animées, tout public dès 4 ans, avec le regard extérieur de Laurent Dupont.



Ce spectacle est le fruit d’une résidence de peintre à l’école maternelle et l’école élémentaire des Pâquerettes à Nanterre réalisée en 2014 avec La Saison Jeune Public de Nanterre.

L’enjeu de ces ateliers était de peindre avec les enfants et d’enregistrer leur parole sur ce geste, ce qu’il signifie et plus largement sur leur regard autour de la peinture. Ces voix d’enfants de 4 à 11 ans sont le fil conducteur dans l’écriture du spectacle « Comment ça commence ».

Sur le plateau, je mets en scène l’image d’une peinture possible et de son processus de fabrication, une image en train de naître. Je ne peins pas avec un pinceau et de la peinture, mais avec la lumière, les ombres, les reflets, la vidéo, les sons (son en direct, voix d'enfants et composition sonore) le geste dans l'espace...
La vidéo nous offre l’image animée de tentatives picturales en permanente métamorphose.
C’est une peinture de l’immanence. Une peinture dont le peintre rêve, une peinture à faire un jour, une peinture réalisée il y a longtemps, une peinture multiple, de tous les imaginaires possibles.
A l’écran comme au plateau, nous voyons la couleur, la matière, le cheminement, la reprise, l’égarement, la surprise, l’imprévisible, ce qui se cache dans la matière.

Le spectacle a été créé aux Amandiers - Centre Dramatique National de Nanterre du 2 au 13 mars 2015. Avec le soutien de la compagnie ACTA, de la saison jeune public de Nanterre, du TJP - CDN de Strasbourg, et de la Région Bretagne.


Nuée



J’ai résidé au Domaine de Kerguéhennec (Conseil Général du Morbihan) d’octobre à décembre 2012 dans le grand atelier de Kersuzan. Là, j’y ai étudié les feuillages au fusain, par la photographie et la peinture. J’ai peins des toiles de grand format à partir de ces couleurs et matières d’automne. Morcelées puis suspendues par la suite, ces toiles sont devenues un feuillage qui vibre à la lumière, se joue des transparences, des masses, des nuances. Ce travail est à la fois paysager et pictural.

La pièce finale intitulée « Nuée » présente des milliers de peintures en suspens dans un volume de 48 mètres cube. Elle a été exposée dans le cadre de l’exposition d’automne 2013 dans la Chapelle de la Trinité à Kerguéhennec. L'année suivante, j'ai présenté cette pièce sous une forme disséminée au Prieuré de Vivoin dans la Sarthe. Nuée a ensuite été réinstallée dans l'atelier de l'association 16 rue de Plaisance à Thorigné-Fouillard pour la rentrée des arts visuels de Rennes Métropole de 2017.
 




LE SON DE LA SEVE




Une forêt d’arbres sonores à partager.
Spectacle interactif tout public, à partir de 2 ans.

Promenade visuelle, tactile et sonore dans une forêt d’arbres creux.
Arbres-trognes, œuvres conjuguées de l’homme et du temps.
Pas de paroles, des gestes, des sons, une caresse, une musique.
Un paysage sonore collectif en perpétuel mouvement.
La tribu des acteurs et des spectateurs entre en résonance.

Création de Benoît Sicat (Sculpture-lutherie bocagère-mise en scène)– pour le festival 193 Soleil, les 8, 9 et 10 juin 2012 au parc de l'Ile Saint-Denis (93)
Artistes associés : Bruno Guiheneuf, sculpteur et Nicolas Camus, comédien-musicien (et/ou Stéphane Rouxel)
Spectacle produit par le Conseil Général de Seine-Saint-Denis.
et le soutien de la Ville de Rosny-sous-Bois.

Le spectacle a déjà été joué plus de 300 fois aux Tombées de la nuit à Rennes, La Cité de la Musique à Paris, au TJP à Strasbourg, Opéra de Bordeaux, des festivals européens à Bruxelles, Hasselt, Neerpelt, Berlin, Almere, Cologne, Poznan, Haarlem, La Haye, Hambourg…
 
Ce projet sera présenté le 9 décembre 2023 à La ferme du Buisson, scène nationale pour le festival Tout Ouïe et son Village curieux, dans une version inédite intitulée pour l'occasion "Leçon de la sève" : une visite musicale guidée par Nicolas Camus.
 

 

GARDENMOBILE



Les GARDENMOBILE sont des jardins publics fragiles et non démonstratifs, où poussent ces plantes dites envahissantes, herbes folles, vagabondes indésirables, pourtant choisies ici pour leurs vertus. Sculptures à lire et à saisir dans l’instant esthétique et dans le temps du paysage.
Ici,, j'accepte une maîtrise relative des éléments. Je fais avec ce que j’ai récolté sur place. Je joue de l’accident. Ce qui pousse tout seul, ce qui prend racine avec difficulté, ce qui meurt très vite. La terre me donne à travailler. Le végétal me grandit le regard et me rapetisse l’orgueil. Je fais avec. Je tente de ne pas aller contre. Le jardin est le paysage intime et partagé. Il est la mémoire des gestes de mes ancêtres, il est le passage vers l’autre et l’ailleurs. Il est ma condition. Je suis le chemin dans la friche.
Le projet GARDENMOBILE a été créé pour le parcours d'art contemporain "L'art dans les chapelles", dans le Morbihan durant l'été 2010. Du 2 avril au 21 mai 2011, les voitures ont été exposées à Plérin en Côtes d'Armor pour l'exposition "Terre Art'air". Une quatrième GARDENMOBILE a vu le jour à Saint-Nazaire sous la houlette du Théâtre Athenor, durant l'été 2011. Enfin, une cinquième voiture customisée en jardin sauvage sera créée en juin 2012 pour l'exposition de design et d'art contemporain "Autour du jardin", organisé par l'Unique à Caen pour juillet-août 2012.

La réserve



Au centre de cette réserve, il y a l’arbre, l’ancêtre, le poumon.
Il respire, il murmure, il chuchote un langage inconnu, primitif.
Il est la réserve à lui seul, un lieu en soi, microcosme et cosmos.
Il est la réserve de savoir, mémoire de la faune, et de la flore.

Chaque corps de spectateur est une réserve.
Chacun est rempli d’eau, d’air et d’expérience.
A nous tous, nous créons une synergie.
L’arbre nous guide, nous repère, nous réfugie.

La bande son est un paysage archaïque.
Je l’ai enregistrée de ma voix et de mes gestes.
Sans partition ni composition, au plus près de ma réserve intérieure.
A la manière d’un « chant des pistes » du peuple aborigène,
le chant et les sons décrivent un cheminement, une cartographie.

Spectacle créé pour le festival international Segni d’infanzia à Mantova, en novembre 2009, avec la complicité de Maruska Ronchi, danseuse.

Un spectacle qui a été vu en Belgique (CDWEJ, La Montagne Magique), au Pays de Galles (Abergavenny, Aberystwyth, Bangor), Nanterre, Le Channel, scène nationale de Calais, au festival MOMIX...

Le terrier


Je choisis un talus d'argile abrité d'un arbre.
Il sera la charpente vivante du terrier.
Le gardien/le père/le repère.
Je me terre sous l'arbre.
En creusant je suis la terre et les racines.
Comme le tailleur suit le fil.
Se terrer pour avoir le silence.
Si rare silence autour.
Si rare silence en soi.
Pour redonner du son à la terre, à sa chair.
Se faire vibrer tout entier.
Ici est trop petit pour danser.
Ici la danse est à l'intérieur de soi.
Ici tu peux chanter, chuchoter, t'écouter vibrer, respirer, hurler si ça te chante.
Sentir les infra-basses quand tu grognes l'animal que tu retrouves en toi.
Le terrier n'est pas qu'une sculpture.
Le terrier n'est pas qu'un habitacle.
Le terrier est une expérience.
On s'y introduit quand le corps veut bien s'y introduire.
Etre dans cette voûte de terre.
Cette boîte crânienne aux mille racines.
Ce trou noir cosmogonique troublant.
Dans le tout petit de mon moi et dans son infini.

Août 2005, pour le terrier de Nannay

Les telluriques




En enterrant des images noires sur film diapositive, je propose à la terre de féconder une nouvelle image en attaquant une à une les couches de gélatine rouge, verte et bleue. Dans cet acte, je ne contrôle que la période d'incubation. Je sème une graine, et j'attends qu'elle germe sans savoir quelle plante va pousser

Il y a de l'étincelle, du feu du ventre de Gaïa, de ces éblouissements qui jaillissent. Ce qui est arrivé de cette fertilité, ce qui se cristallise sur le film n'est plus l'image imaginée dans le boîtier et révélée à la lumière du labo, mais l'inimaginable rêvé in vitro. Quelque chose qui m'échappe. De l'ensevelissement est née une image comme un cri. Elle est vivante. Elle bouge. Elle se grandit du rayon de la projection lumineuse. Je l'imagine immense et si petite pourtant.

Aucune figure, aucune vue de l'esprit humain ne s'y décèlent. Et cependant elles sont nées d'un acte très concret, chimique et presque mécanique. Le mariage qui a donné lieu à leur naissance est en soi un mystère.

Elles sont la terre et le ciel. La lumière qui traverse. Le temps qui transporte. Elles sont l'énergie du noyau. La cellule microscopique et le trou noir cosmogonique. La fibre végétale. La structure minérale. Le tissu organique. La racine de l'oubli. La veine régénératrice. Elles naissent du silence, défient l'absence de l'homme, fondent le mouvement de la vie.

Les écorcés vifs



Ces peintures sont des impressions monotypes sur contreplaqués, elles ont été installées en forêt de La Hunaudaye en Côtes d’Armor, du mois d’octobre 2000 à janvier 2001.

Ici, ma peinture est réduite à son essence, une surface plane et les trois couleurs primaires. Avec ce minimum "vital" je cherche à suggérer une profondeur à travers un spectre de couleur large. Sous la peau de cette peinture apparaissent peu à peu les strates successives de son élaboration.

L'écorce des arbres est une peau de sève où se grave l'empreinte du temps. Les peintures agrippées aux troncs sont exposées aux intempéries et subissent ainsi une dégradation lente et naturelle provoquant des associations picturales inédites et attendues.